Questions au CM du 30 septembre 2024

Madame Maria ESCRIBANO a une question : 

« Bonsoir, tout le monde. J’ai quelques questions sur la 1 537 qui concerne la demande de subvention pour 50 % des travaux de l’Île du Devant, ce qui fait que l’ensemble des travaux est de 746 059 €. Mais dans la délibération 46 96, il y a quatre lots. Le premier lot n’a pas de montant. Les autres lots ont un montant total de 253 000 €. Je voudrais savoir si ces 253 000 € font partie du budget global de 746 059 € ou si ces 253 000 € sont éventuellement en plus du lot 1 parce que le lot 1 n’est pas chiffré, s’ils sont ajoutés aux 746 000 €, ce qui rendrait le coût de l’aménagement de l’Île du Devant à grosso modo 1 M€ ? »

Monsieur le Maire répond :

« 746 000 €, ce sont les études plus les travaux. Les travaux sont de l’ordre de 500 000 €, 511 000 €. »

Un élu du groupe majoritaire précise :

« 511 000 €. 248 000 € pour la subvention ».

Monsieur le Maire comprend que les : « 248 000 €, c’est la subvention qu’on a en plus. D’accord. »

Monsieur le Maire poursuit : « OK, cela permet de financer les 500 000 €. On est donc bien sur 746 000 €. On n’est pas à 900 000 € ou 1 M€. »

Madame Maria ESCRIBANO comprend :

« Donc, je dois entendre que les 253 000 €, ou peut-être plus puisque le lot n° 1 n’est pas chiffré, sont à l’intérieur des 746 000 € de l’aménagement. On est bien d’accord ? »

Monsieur le Maire acquiesce : « Oui, c’est cela. »

Madame Maria ESCRIBANO pose une seconde question : « La décision 59 53, c’est une notification de ne pas donner suite à un marché sur les denrées alimentaires pour le périscolaire. Je voulais savoir si la municipalité a contacté les AMAP des alentours ou éventuellement les agriculteurs de proximité qui sont une agriculture raisonnée parce que c’est quand même dommage, si j’ai bien compris le sens de la décision, qu’on ne donne pas suite parce qu’il n’y avait pas de candidat. Je suis sûr qu’on a des agriculteurs qu’on peut aider et des produits de qualité en circuit court qu’on peut intégrer dans les périscolaires conflanais. »

Monsieur le Maire répond : « Non, on n’a pas sollicité les AMAP pour être tout à fait transparent. Par contre, on n’avait pas assez bien défini nos besoins, il me semble. »

Monsieur le Maire poursuit : « OK. En fait en suivant les règles de la concurrence, on est amené à revoir les lots du marché pour permettre aux éventuels candidats de s’inscrire dans ces lots-là. Après si les AMAP s’y retrouvent, pourquoi pas, mais financièrement je crains que ce soit compliqué parce qu’on a quand même pris l’engagement de ne pas augmenter les tarifs périscolaires. Après, il y a la nécessité pour les familles d’être en mesure de supporter ce coût aussi. Si elles veulent participer, qu’elles participent, mais c’est plutôt rare quand même parce que ce sont des prestations pour plus de 4 000 élèves. C’est quand même délicat. »

Madame Maria ESCRIBANO précise sa demande : « L’idée était d’ouvrir ce type de marché à quelque chose de plus local et de plus raisonné, peut-être un peu moins financiarisé. J’espère que la toiture de cela n’était pas à refaire. On lance l’idée qu’il faudrait peut-être ouvrir à d’autres circuits ce type d’offre. À réfléchir.»

Monsieur le Maire rétorque : « OK, à voir. Après s’agissant des services scolaires et périscolaires, c’est assez large. Oui, vous avez raison le seul point où on fait vraiment du local, c’est pour la boulangerie. Effectivement, on recourt à une boulangerie conflanaise pour la fourniture du pain. Il est vrai que ce n’est pas le cas pour les autres prestations. »

Madame Maria ESCRIBANO pose une troisième question : « Peut-être qu’on pourrait élargir. Sinon, la 68 14. On a toujours des problèmes de connexion ici, donc je ne l’ai pas en tête. Quelle a été la réponse à la demande de subvention ? Et à un moment, on parle du montant maximum mobilisable. Est-ce que vous pourriez nous donner le montant ? Entre-temps, je vais essayer d’avoir de l’internet. »

Monsieur le Maire répond :

« On n’a pas encore la notification par le Département du montant, donc on attend. De toute façon dans les demandes de subvention, on sollicite le Département ou tout partenaire. Naturellement, on sollicite toujours le maximum. Après, il appartient bien sûr au partenaire d’aller jusqu’au maximum ou d’allouer moins. La démarche de la Ville est toujours de solliciter le maximum. »

Madame Maria ESCRIBANO précise sa demande : « Mais, on ne connaît pas quel est le maximum que le Département peut donner ? »

Monsieur le Maire répond : « Cela s’inscrit dans le cadre de notre contrat départemental, on ne l’a pas encore parce que le contrat est gelé. De plus, vous n’êtes sans doute pas sans savoir les difficultés actuelles au niveau des finances départementales. Donc, on est en discussion et cela risque de prendre un peu de temps.»

Madame Maria ESCRIBANO pose une quatrième question : « OK. Sinon, la 68 43 – je sors un peu de la décision – je voulais savoir si dans l’étude sur la réhabilitation de Paul Bert il est prévu la mise aux normes pour les personnes à mobilité réduite parce qu’on a eu des retours des parents d’élèves constatant cette difficulté ? Je sais que je sors un peu de la décision, mais je profite on va dire. »

Monsieur le Maire acquiesce : « Oui, c’est dedans. Cela fait partie des sujets. »

Madame Maria ESCRIBANO insiste : « Parce qu’il paraît que c’est un vrai sujet actuellement pour certains élèves. »

Monsieur le Maire argue : « La politique là-dessus est que dès qu’on a une opération d’envergure on permet l’accessibilité. Alors aujourd’hui, elle existe au niveau de l’école élémentaire Henri Dunant puisqu’on a des sections ULIS.

Il y a donc un ascenseur qui existe. Ensuite, nous l’avons refait récemment au niveau de l’École des Cotes Reverses puisqu’on avait un projet de réhabilitation énergétique récemment là-bas. On l’a fait aussi en 2015 sur le projet de réhabilitation énergétique de l’École des Grandes-Terres. Là pareil, un ascenseur a été installé. Chennevières, on l’a fait également puisqu’on avait aussi une opération récente. Donc dès qu’on a une opération, nous le prévoyons. Cela rentre dans le cadre de nos obligations, dans le cadre de l’agenda d’accessibilité et dans le cadre des obligations légales qui sont les nôtres. »

Madame Maria ESCRIBANO demande plus de précision : « Et si vous avez des élèves qui sont à mobilité réduite et qui devraient être dans cette école, vous faites un changement de zone ? »

Monsieur le Maire précise : « Exactement. Pour l’instant, c’est effectivement ce qu’on fait en espérant que dans la durée ils pourront aller dans l’école de leur secteur. »

Madame Maria ESCRIBANO pose une cinquième question : « OK. Sinon concernant la 70 19, en quoi consiste le référé instruction ? Je suis désolé. Je suis juste économiste, pas juriste. Et, quels sont les désordres, pour se protéger de tous les désordres ? C’est juste pour comprendre. »

Monsieur le Maire répond : « Ça, c’est dans le cadre des travaux. Alors vous savez avant les travaux, on a un référé instruction qui a pour objet de faire visiter les locaux tels qu’ils sont aujourd’hui. Si au terme des travaux il y a des désordres, c’est-à-dire des fissures ou des choses comme ça, on demandera une indemnisation auprès de la société prestataire. »

Madame Maria ESCRIBANO renchérit : « D’accord. C’était prévu dans les marchés ce volet-là aussi ? »

Monsieur le Maire affirme : « Oui. Ça, c’est classique. Je ne sais pas s’il y a eu des travaux près de chez vous, mais on le fait aussi. C’est aussi fait par les promoteurs dans les opérations de constructions immobilières où ils vont dans les différentes maisons aux alentours. Ils prennent des photos pour acter que tout va bien. Puis s’il y a des dommages après, c’est une forme de protection de la Ville en cas de dommage tout simplement. »

Madame Maria ESCRIBANO rebondit : « C’est dommage que les habitants de Paul Brard n’aient pas cette possibilité. »

Monsieur le Maire confirme : « Si, ils l’ont eue. »

Madame Maria ESCRIBANO renchérit : « Mais, ils n’ont pas l’avocat qui va avec. »

Monsieur le Maire explique : « On appelle cela un référé de prévention pour eux. Ce n’est pas nous qui le faisons. Ce n’est pas la Ville, donc vous ne l’avez pas vu en décision municipale, mais c’est le bailleur, les Résidences Yvelines Essonne, qui a mandaté un référé dans ce cadre-là. Il n’y a pas de sujet là-dessus. Effectivement, cela ne passe pas par la Ville. Là, nous sommes concernés parce que c’est l’Hôtel de Ville et que nous portons le projet. À Paul Brard, c’est porté par les Résidences Yvelines Essonne en tant que bailleur, donc ce sont les résidences qui le font. »

Madame Maria ESCRIBANO poursuit par une autre question : « Finalement, la 73 28 – c’est la dernière et là, il faut que j’arrive à y avoir accès – c’est CITALLIA.

Quel est l’objet de cette modification ? Quel est le montant ? Et quel est le pourcentage par rapport au contrat initial et par rapport à l’ensemble des travaux ? »

Monsieur le Maire mentionne : « Alors ça honnêtement, je ne l’ai pas. Je ne l’ai pas là, donc on va vous le transmettre, parce que là je ne les ai pas sur moi. Parfois, on anticipe les questions, mais là je n’ai pas le détail, donc on vous le donnera. »

Madame Maria ESCRIBANO fait une remarque : « En général, tous les dossiers qui concernent les grands travaux comme la place de la Liberté ou l’Île du Devant ce serait bien que les élus puissent avoir accès à ces informations lors du Conseil. Merci. »

AVIS DU CONSEIL MUNICIPAL QUANT AU CHANGEMENT DE DÉNOMINATION DU COLLÈGE DU BOIS D’AULNE EN COLLÈGE SAMUEL PATY

Monsieur Alexandre GARCIA intervient : « Merci. C’est simplement pour soutenir la direction de cette délibération, pour rendre hommage au geste symbolique extrêmement puissant, digne et noble du Conseil d’Administration du Collège du Bois d’Aulne. Nous comprenons le besoin qu’il y a eu d’un délai pour laisser les élèves concernés sortir du collège qui avait été touché par l’événement. Maintenant que ce très beau geste a été fait, la voie est ouverte au niveau local de la commune de continuer aussi à faire vivre la mémoire de Samuel PATY, défendre la laïcité, défendre la liberté d’expression. Et pour réagir à votre remarque, je pense que notre commune, sur les voies et les dénominations dont elle a la compétence, peut également se poser la question de prolonger cet hommage. Personnellement, j’exprime juste un avis au débotté, je ne fermerai pas les réflexions sur d’autres manières à notre niveau de rendre hommage à cet enseignant qui a défendu notre République jusqu’au bout. Une question de précision, quelles seront les prochaines étapes, Conseil Départemental, avis du Rectorat ? Et, la prise d’effet de cette décision si elle est validée par les instances suivantes ? »

Monsieur le Maire répond : « Merci, Monsieur GARCIA. La seule étape restante est le Conseil Départemental qui est l’autorité de tutelle et qui le votera a priori courant octobre. Après sur le changement effectif, c’est quelque chose qui reste à vérifier parce que la Principale m’avait dit à un moment qu’il fallait attendre l’année scolaire suivante. Sincèrement, je n’ai pas eu l’occasion de vérifier les textes entre-temps, donc je ne vais pas m’avancer ce soir sur le changement officiel, mais bien sûr vous serez tenu informé, nous commune par le Département et on vous retransmettra évidemment l’information en conséquence.

Madame ESCRIBANO. » Madame Maria ESCRIBANO pose une question : « Excusez-moi, Monsieur le Maire. C’était une volonté d’attendre la fin de l’année ou une obligation juridique que vous a exprimé la Principale ? Est-ce qu’elle voulait attendre la fin de l’année scolaire ? » Monsieur le Maire répond : « Non, absolument pas. L’avis du Conseil d’Administration a été donné. Après, ce sont des questions réglementaires, Madame ESCRIBANO. Ce n’était pas une volonté de sa part.

SERVICES TECHNIQUES| SIGNATURE D’UNE CONVENTION DE PASSAGE ENTRE LA VILLE ET LA SOCIÉTÉ LE BLOC POUR PERMETTRE L’ACCÈS À L’ÎLE DE DEVANT

Monsieur Alexandre GARCIA explique le vote de son groupe : « Oui, merci. Je vais marquer une position différente de celle qui a été exprimée par le groupe Ensemble pour Conflans et bien entendu par rapport à la direction que vous prenez par rapport à l’exploitation de cette île. En matière de protection de la nature, il n’y a pas de petite exploitation. Il y a l’exploitation ou pas d’exploitation. Vous nous dites qu’il n’y a pas grand-chose à voir sur cette île. À ce moment-là, à quoi bon l’exploiter ? À quoi bon amener de l’artificialisation sur cette île alors qu’elle pourrait être laissée en l’état et continuer à constituer un poumon vert, une réserve de biodiversité pour la Ville ? Pourquoi cette obsession à vouloir couper des arbres ? On était en faveur au niveau du rassemblement de la gauche et des écologistes de classer l’Île du Devant en espace naturel sensible ce qui aurait permis une véritable protection. Or ici, on est parti pour aménager un sentier, couper des arbres comme la direction que vous prenez par exemple au centre ville. Or, tout nous indique dans les grands objectifs politiques, les conventions internationales, qu’il faut aller vers plus de préservation de la nature et des espaces naturels. La convention Kunming à Montréal de 2022 met des objectifs clairs : préservation de 30 % des espaces naturels, restauration de 30 % des zones dégradées. On est à la recherche du moindre puits de carbone pour pouvoir empêcher, contraindre la trajectoire pour éviter un réchauffement à 3 degrés, mais, vous allez dans la mauvaise direction comme celle que vous prenez au centre-ville qui a été d’ailleurs désavouée par un recours fructueux devant le Conseil d’État sur ce projet du centre-ville qui menace notamment la nature dans ce centre-ville. Il y aurait un impact sur la biodiversité. Les espèces d’oiseaux qui sont présentes sur cette île sont menacées : des cormorans, des bernaches, des chouettes hulottes et j’en passe. On a un exemple que vous souhaitez probablement suivre qui est l’exploitation de l’Île Nancy à Andrésy et ils s’en sont mordu les doigts. C’était un gouffre financier. Après l’effondrement des quais suite à une crue, une bonne partie de l’aménagement est inutilisable. Puis, on sait ce qu’entraîne ce type de projet. Il y a un effet d’entraînement vers d’autres projets beaucoup plus gargantuesques comme le Port Seine Métropole Est sur cet espace. Sanctuariser cet espace aurait pu permettre de tenir à distance ce type de projet qui détruirait le cadre de vie conflanais. Puis en opportunité, le budget d’investissement alloué pourra être utilisé pour renforcer les services publics, aménager nos voies, développer les énergies vertes pour faire écho à la délibération 3, pour revaloriser et renforcer les équipes de la Ville. Hélas, Page 25 sur 58 vous persistez dans ce projet dans l’espoir de laisser une trace dans l’histoire, mais l’histoire vous la prenez à contresens. Nous voterons contre cette délibération et nous nous opposerons à chaque étape de la réalisation de ce projet vain. »

Après les explications de Charles Prélot :

Monsieur Alexandre GARCIA rétorque : « Excusez-moi, mais ce que vous me décrivez, Monsieur, c’est du greenwashing en fait. La nature ne demande qu’à être préservée. »

Monsieur Alexandre GARCIA argue : « Je veux dire que cette démarche fleure bon le greenwashing, car la nature, la biodiversité ne demande qu’à être laissée tranquille. À partir du moment où on y amène des touristes, il y a forcément un impact négatif sur la nature. »

Monsieur le Maire fait observer : « Ce n’est pas le sujet. »

Monsieur Alexandre GARCIA poursuit : « Je voudrais quand même regretter la manière que vous avez eue, Monsieur le Maire, de vous adresser à un de vos administrés qui a fait exactement le même point qui me semble naturel. Sanctuariser quelque chose, c’est en faire un sanctuaire. C’est ne pas y toucher. À partir du moment où on est dans une démarche d’exploitation, de fréquentation touristique, on est en train de dégrader l’environnement en question. Cela me paraît essentiel et cela pose quelque chose d’intéressant sur les politiques publiques parce que la démarche de laisser un espace naturel tel quel, primaire, devrait être beaucoup mieux valorisé plutôt que de systématiquement vouloir en faire un projet qui va le modeler, qui va impacter sa biodiversité, son environnement alors qu’il aurait été mieux de le laisser en place. Il y a une vraie question de l’inaction volontaire par rapport à un espace naturel qui doit être valorisé plutôt que repeint sous une forme de compensation qui en fait est une dégradation de l’environnement. Ce n’est donc pas du tout notre position et les éléments que vous nous apportez ne nous convainquent pas que c’est une manière de protéger la biodiversité naturelle. »

PROJET DE SANTÉ DU CENTRE MUNICIPAL DE SANTÉ – APPROBATION ET TRANSMISSION AUX ORGANISMES DE TUTELLE

Madame Maria ESCRIBANO a une requête : « Je souhaitais intervenir pour faire remarquer que l’effort pour accompagner et pour construire une offre des soins est très positif. Le fait que vous mettiez tous les partenaires dans la réflexion, c’est aussi très positif. On sait dire les choses qui sont bien. Par contre, j’ai repéré dans cette délibération quelque chose et je voudrais savoir si vous avez une marge de manœuvre ou pas. Il y a quelque chose qui attire l’attention, c’est la consultation des trois spécialistes qui sont d’une demi-journée par semaine. Je parle de l’ophtalmologue, du dermatologue et de l’ORL et en particulier les dermatologues parce qu’il y a une souffrance maintenant avec les nouveaux centres. L’ophtalmologie commence à ne pas être si terrible que ça. Par contre la dermatologie si vous avez vraiment quelque chose de mauvais, autant vous êtes mort parce que c’est 6 mois, 8 mois pour avoir un rendez-vous. Est-ce qu’il n’y aurait pas un moyen d’inciter les dermatologues, l’ORL et l’ophtalmologue qui sont dans les centres de santé pour qu’ils aient une plage horaire plus importante ? Nous saluons aussi la nécessaire coordination avec le CPTS. Merci. »

Madame Joëlle DEVOS répond : « Oui alors quelques éléments de réponse. En ce qui concerne les spécialistes, effectivement ce sont souvent des spécialistes qui viennent de l’hôpital et ils font des vacations. On est content d’en avoir. Effectivement, c’est très peu, mais ça existe. Effectivement, on n’arrive pas à faire venir beaucoup de spécialistes. Concernant les dermatologues, le libéral rapporte plus que de travailler dans un centre de santé. Il ne faut pas non plus se voiler la face. Ce sont des spécialités qui sont très difficiles comme l’ophtalmologie pour laquelle ils font des actes en libéral qui rapportent beaucoup plus que dans un centre de santé. On essaie de voir avec les hôpitaux pour essayer de faire venir des médecins pour faire des vacations charge après d’avoir un partenariat avec eux. » Monsieur le Maire ajoute : « Merci, Joëlle. Effectivement la volonté politique, on la partage, mais on est confronté à des difficultés pratiques de recrutement. Vous vouliez ajouter quelque chose,

Madame ESCRIBANO ? » Madame Maria ESCRIBANO ajoute : « Oui. À un moment donné on avait évoqué ou c’était peut-être dans notre programme des élections municipales et pas dans les vôtres, je ne suis pas sûre, je ne m’en souviens pas, les partenariats qu’on pouvait faire avec les universités parce qu’en réalité la meilleure façon de réussir à avoir des médecins dans ces catégories qui s’installent, c’est d’essayer de créer un partenariat avec des facultés de médecine. Est-ce que c’est quelque chose que la municipalité a envisagé ou pas ? »

Madame Joëlle DEVOS répond : « Oui, c’est quelque chose qu’on envisage. Simplement après les partenariats avec les universités, c’est aussi de voir si on peut avoir des médecins qui sont un petit peu des tuteurs. C’est aussi voir si on forme des médecins au centre de santé pour qu’ils deviennent maîtres de stage. Bien entendu, on est en rapport avec les universités. »

VŒU DU GROUPE ICI CONFLANS ! VISANT À OCTROYER AUX ÉLUS D’OPPOSITION LE DROIT DE SE RÉUNIR DANS LA SALLE DU CONSEIL MUNICIPAL 1 HEURE AVANT CELUI-CI ET À PERMETTRE AUX ORGANISATIONS SYNDICALES L’ACCÈS AUX LOCAUX MUNICIPAUX QUI SERAIENT PONCTUELLEMENT DISPONIBLES

Madame Maria ESCRIBANO présente le deuxième vœu d’Ici Conflans : « Rebonsoir. Alors, il paraît qu’il faut que je le lise littéralement. Lors du Conseil municipal du 27 mai 2024, j’ai interrogé la municipalité sur les droits de l’opposition et je vous avais dit, je cite : que la vie démocratique était un bien précieux, que nous nous devions de protéger chaque jour, et les élections nous l’ont montré. Faire vivre la démocratie, c’est respecter les corps intermédiaires et l’opposition et qu’il fallait leur donner leurs moyens de leurs responsabilités, les informer et les inviter. Mais, j’avais alerté que dans les cérémonies officielles les élus d’opposition n’étaient jamais présentés de telle sorte que les nouveaux habitants de Conflans pouvaient imaginer que les seuls Conseillers municipaux étaient ceux de votre majorité. Il y a eu un vrai changement dans le bon sens. Nous avons eu droit aux invitations aux cérémonies officielles même si depuis quelques mois cette habitude semble un peu perdue sans avoir droit d’être ni reconnus ni présentés malgré tout. C’est votre choix. Nous le regrettons. Les élus de l’opposition représentent aussi les Conflanais et devraient pouvoir travailler dans de bonnes conditions, c’est-à-dire dans un local à proximité des lieux des réunions du Conseil municipal leur permettant une réunion en cas de suspension de séance. Pour cela, il faudrait trouver un local disponible place Romagné par exemple. Depuis juin dernier, le paysage politique français a subi de profonds bouleversements. Dans le contexte actuel et en relation avec le vœu que Monsieur PRATS a porté pour notre groupe les corps Page 48 sur 58 intermédiaires doivent plus que jamais être accompagnés pour qu’ils puissent exercer leur activité dans les meilleures conditions. Depuis avril dernier ni les élus ni les syndicats n’ont accès à leurs locaux. Pour les élus, cet accès est important. Pour les organisations syndicales, cet accès est fondamental je précise, pour les organisations syndicales représentatives bien entendu. Du 25 novembre au 9 décembre 2024 se dérouleront les élections dans les très petites entreprises, élections déterminantes, car les résultats des élections TPE ajoutés à ceux des élections du Comité Social et Économique permettent de mesurer la représentativité des organisations syndicales. Cette mesure d’audience détermine à son tour la représentativité dans un ensemble d’organismes paritaires, les syndicats doivent pouvoir préparer ces élections. J’ai fait un copier-coller de la page du site du gouvernement, donc ça doit être cela. Pour cette raison, nous ne pouvons pas accepter que les syndicats conflanais ne disposent pas encore du local pour accueillir les salariés pendant cette période préélectorale si cruciale. Je vous avais demandé en mai de prévoir un lieu de remplacement où les élus pourraient se réunir à une distance raisonnable du lieu où se déroule le Conseil municipal et où les syndicats représentatifs pourraient accueillir leurs adhérents, mais pas que. Avez-vous une date d’ouverture pour les locaux des organisations syndicales ? Je vous fais deux vœux en un. Pourriez-vous octroyer aux élus de l’opposition les mêmes droits que vous semblez donner aux élus de la majorité – je dis « semblez » parce que je n’ai pas de document – leur permettant – si vous le souhaitez – à tour de rôle de se réunir dans cette salle une heure avant le Conseil municipal ? Je pense que vous réunissez les bureaux, mais peut-être il peut se réunir plus tôt et laisser une place. Pourriez-vous permettre aux organisations syndicales l’accès au local municipal qui serait ponctuellement disponible ? Par exemple autoriser les Comités de quartier à les mettre à leur disposition – même si je sais que vous n’avez pas un droit de regard sur les Comités de quartier, mais c’est une autre discussion – ou ouvrir des salles de réunion gérées par la municipalité par exemple. »

Monsieur le Maire répond : « Merci, Madame ESCRIBANO. J’ai donc bien vu votre question. J’avais déjà fait une réponse au mois de mai dernier à ce sujet-là où je vous disais que nous n’avions pas prévu un nouveau lieu d’accueil pour les locaux de l’opposition puisque vous disposez déjà d’un lieu d’accueil qui est précisément situé dans le même bâtiment que les Services des finances de la Ville et que des bureaux associatifs y siègent également. Ce local a été la victime, et vous le savez, d’un incendie dont l’origine est vraisemblablement criminelle et visait les locaux d’un groupe industriel situé à l’étage. On a donc dû passer par plusieurs étapes imposées par les assurances pour réaliser les travaux. Ces travaux étant terminés la réouverture de ce local est prévue cette semaine après le passage de l’entreprise de ménage. Je vous rappelle aussi encore une fois l’existence du télétravail qui en plus de faciliter les mobilités a un impact positif sur l’environnement parce que je sais que c’est un sujet qui vous est cher. Et, je retiens à nouveau que cette option n’a pas été retenue, du moins n’a pas été envisagée par vos soins alors même que les agents travaillant sur ce site ont précisément profité de ce dispositif de télétravail.

Pour ce qui est des syndicats, les Services de la Ville travaillent étroitement avec eux. À ce jour, la CFDT n’est pas concernée. La CGT a, semble-t-il, compris la situation et ne nous a pas fait part de remarque tant par écrit qu’en CST. S’agissant des syndicats départementaux, parce que c’est vrai que c’est peut-être un peu ignoré par l’assemblée municipale, il y a des syndicats départementaux qui siègent au sein de ces locaux. La Ville n’a, comme les 258 communes des Yvelines, aucune obligation de trouver des locaux d’accueil pour les syndicats départementaux et ces derniers peuvent naturellement s’ils le souhaitent chercher des locaux dans d’autres Villes du territoire notamment vu la situation actuelle avec l’indisponibilité des locaux à cause de l’incendie. Je vous rappelle par ailleurs que le site du Renouveau accueille à titre gratuit sur une surface importante la section dont vous faites état et qui d’ailleurs ne concerne en rien les agents municipaux en vertu d’un usage assez ancien. La municipalité a fait le choix de préserver cet accueil sans aucune contrepartie directe pour la Ville alors même que les locaux municipaux connaissent une occupation maximale. Enfin s’agissant des réunions de majorité avant les Conseils municipaux, laissez-moi vous apporter quand même quelques corrections ou du moins des éléments d’information. Tout d’abord, il ne vous a pas échappé que les élus de la majorité notamment les adjoints appartiennent à l’exécutif. Ils ont la charge des dossiers et des délibérations présentés en Conseil municipal dans le cadre des séances. À ce titre et à des fins organisationnelles, les élus qui rapportent les points sont invités à se réunir. N’ayant Page 49 sur 58 aucun point à rapporter, votre demande concernant des élus d’opposition, à mon sens n’est pas fondée. Je ne pourrai donc pas y donner une suite favorable. Dans ces conditions, nous allons voter contre votre vœu, Madame ESCRIBANO. »

Madame Maria ESCRIBANO comprend : « Si vous permettez, j’entends bien que les élus de la majorité, les adjoints doivent se réunir, mais je pense qu’ils peuvent se réunir à 14 heures comme pour nos Commissions le jour du Conseil municipal. Effectivement, les organisations syndicales ont besoin de ces locaux. Je pense que nous savons tous autour de cette table que la situation est très complexe dans les pays et tout ce qui favorise le travail des corps intermédiaires sera de construire de l’avenir ensemble. Je pense donc que c’est très important de garder cette possibilité pour les syndicats pour rencontrer des salariés adhérents ou pas et les rencontrer rapidement. Vous avez dit que c’est le local des élus qui va être ouvert ou ce sont tous les locaux des élus et des syndicats ? »

Monsieur le Maire répond : « C’est l’intégralité des locaux et des services également d’ailleurs. »

Madame Maria ESCRIBANO poursuit : « OK, donc cela veut dire que la partie du prêt de locaux tombe, mais nous pensons que les locaux qui sont attribués aux élus de l’opposition ne sont vraiment pas pratiques. C’est un peu loin. »

Monsieur le Maire passe au vote : « Je me demande si dans le projet de l’Hôtel de Ville on avait prévu des locaux pour l’opposition ou pas. Je ne m’en souviens plus. Non, ce n’est pas dedans. Alors, ils resteront les mêmes malheureusement.

 Je vous propose de passer au vote de ce vœu exprimé par Ici Conflans. Qui est contre ? 24 voix contre. Qui s’abstient ? Qui est pour ? 14 voix pour, c’est donc rejeté. » Ce vœu est rejeté à la majorité, avec 24 voix contre et 14 voix pour.

Question orale

Monsieur Alexandre GARCIA pour la deuxième question du groupe Ici Conflans : « Merci. La première pierre du projet immobilier sur l’ancien site de l’entreprise BOULET a été posée la semaine dernière, enfin semble-t-il, parce que les élus minoritaires n’ont pas été conviés. Il s’agit d’un chantier massif avec une centaine de logements prévus. Alors, on voit bien l’attractivité de l’emplacement quartier Carnot proche de la gare SNCF. Beaucoup d’interrogations demeurent sur le dimensionnement de nos Services publics pour satisfaire les besoins des futurs habitants. Pourrez-vous nous préciser le plan prévu par la municipalité sur ces différents points ? Concernant les crèches, combien de nouveaux lits seront prévus dans les établissements proches ? Concernant les écoles maternelles et primaires, de nouvelles classes seront-elles ouvertes ? Vous nous indiquiez récemment que la suppression d’une classe au Long Chemin serait évitée, mais quid du primaire ? À quel taux d’élèves par classe passerons-nous post-installation des habitants ? Concernant la connexion vers les gares et le reste de la Ville, nous le rappelions récemment au Conseil l’avenue Carnot est un point noir de circulation pour les mobilités douces. Des pistes ou voies cyclables seront-elles prévues ? Les trottoirs seront-ils remis en état pour permettre aux habitants de rejoindre la gare et les écoles à pied et en poussette en sécurité ? Le service de bus sera-t-il ajusté ? Concernant les parcs publics et les aires de jeux pour les enfants, de nombreux habitants devraient rechercher un peu de verdure et de fraîcheur le week-end. Les points de chute potentiels ne sont pas très proches à part le Parc du Prieuré qui est déjà très fréquenté. Quelle solution pour les familles ? Concernant les Services de santé, ces nouveaux habitants auront-ils l’espoir de trouver un médecin traitant dans notre Ville ? Quelles sont les capacités actuelles des praticiens pour les accueillir et les évolutions prévues ? En résumé, quel est votre plan pour faire de l’avenue Carnot, qui va héberger ces nouveaux habitants, un lieu de vie encore plus adapté plutôt qu’un lieu de passage ? Merci. »